Après la consolidation récente
du contrôle de PSA et de Fiat Auto par les familles Peugeot
et Agnelli, l’annonce de la prise de participation de
Porsche dans le capital de Volkswagen illustre la permanence
des formes spécifiques de capitalisme en Europe. On retrouve
aussi cette donnée dans la structure patrimoniale des
constructeurs japonais et la montée en puissance des
groupes automobiles chinois conduira à élargir
la diversité des configurations.
Dans cette industrie globalisée par excellence et malgré
la présence des investisseurs institutionnels dans le
capital de la plupart des constructeurs, il n’y a pas
de convergence vers une forme dominante qui serait celle du
capitalisme anglo-saxon.
Ceci souligne la pertinence des questionnements
qui fondent notre quatrième programme de recherche international
(Variété du capitalisme et diversité des
modèles productifs) et du projet européen ESEMK
qui lui est associé. L’élargissement de
notre programme à des enjeux macro - institutionnels
(les formes du capitalisme) et à des comparaisons intersectorielles
ne conduit pas à renoncer à la spécificité
automobile de notre réseau.
Certaines inquiétudes légitimes
se sont exprimées en juin dernier à ce propos.
Nous veillerons à ne pas diluer notre spécificité
et à continuer de faire du GERPISA un espace privilégié
de réflexions et de débats sur les mutations auxquelles
sont confrontés l’industrie automobile et ses salariés.