En ce début d’année 2007, avant que nous
ne nous revoyons en juin pour en discuter plus avant, je voulais
vous adresser, en même temps que mes meilleurs vœux,
une demande déjà exprimée en juin puis
dans la Lettre de juillet.
Je souhaiterais en effet faire de cette année
2007, celle de la relance de l’activité scientifique
du réseau autour d’un nouveau programme 2007-2010
qui mobilise ou re-mobilise largement la communauté des
chercheurs en histoires, sociologie, économie et gestion
qui s’intéresse à l’industrie et aux
usages de l’automobile. Dans une phase de l’histoire
ou le mouvement d’internationalisation semble connaître
une nouvelle accélération en même temps
que s’affirment un peu partout, sous des formes différentes,
une exigence de développement durable, notre réseau
constitue pour nous tous chercheurs comme pour nos interlocuteurs
industriels, syndicalistes, citoyens ou responsables des politiques
publiques une ressource qui mérite d’être
valorisée.
Pour que ce soit le cas, il faut que la définition
qui sera donnée au programme ne soit pas imposée
par quelques uns mais fasse l’objet d’un échange
préalable large aussi bien entre nous qu’avec nos
interlocuteurs professionnels. En France, nous tentons de structurer
l’échange avec les professionnels en organisant
une réunion qui devrait avoir lieu en février
et qui réunira les représentants des constructeurs,
des équipementiers et des distributeurs dont nous souhaiterions
qu’ils s’impliquent eux aussi dans la définition
et le suivi de notre nouveau programme. Bien évidemment,
de manière plus ou moins formelle, chacun peut, au-delà
de ses centres d’intérêt et préoccupations
habituelles, tenter d’ouvrir ce dialogue et d’en
retirer des propositions.
Du travail préalable mené pour organiser cette
rencontre, je retire pour l’instant l’idée
que deux grandes thématiques seraient susceptibles de
recueillir un assez large assentiment et d’assurer une
assez forte implication. La première concerne la nouvelle
phase de redéploiement international de l’industrie
et l’affirmation des nouveaux territoires et acteurs de
l’automobile (Est de l’Europe, Brésil, Russie,
Inde, Chine, Malaisie…). La seconde concerne les formes
d’intégration de l’exigence de développement
durable à la fois dans les politiques publiques définies
dans les différents pays ou les différentes régions
du monde et dans les stratégies technologiques, industrielles
et les pratiques salariales et sociales des firmes.
A ce jour, le choix reste ouvert et il n’est
pas exclu que les deux thématiques puissent se croiser.
Mais une thématique n’est pas un programme de recherche
et les questions scientifiques restent à élaborer.
Je souhaite que ce nouvel appel à contribution reçoive,
en ce début 2007, l’accueil qu’il mérite
et que se multiplient les propositions que nous nous empresserons
de relayer sous la forme qui conviendra (Lettre, blog…).
Merci à tous et très bonne année
2007.