Lancé lors de notre colloque de juin 2007, le 5ème
programme de recherche international du GERPISA appelé
« Industrie automobile et développement durable
» a donné lieu déjà à des
travaux originaux dont les 16èmes Rencontres Internationales
qui se sont tenues à Moncalieri ont permis de mesurer
l’apport. Il reste toutefois du chemin à parcourir
pour prendre la mesure des transformations présentes
et à venir que les exigences associées au développement
durable impriment à l’industrie toute entière.
L’année 2008 a donné à la question
que nous avions choisi de traiter une acuité toute
particulière. Elle a en outre permis de saisir que
le choix que nous avions faits de préférer ce
thème de recherche à celui des formes de développements
de l’automobile dans les pays émergents n’en
était pas réellement un. En effet, il est patent
que la flambée des cours du baril et des matières
premières est assez largement imputable à la
croissance des besoins des économies en question. Dès
lors, la soutenabilité du développement de leur
industrie automobile passe par la recherche de solutions technologiques
et politiques qui préservent mieux les ressources et
l’environnement. De même, l’expansion espérée
des marchés intérieurs dépendra fondamentalement
de la répartition des revenus qui caractérisera
les économies brésiliennes, russes, indiennes
ou chinoises et la notion de « soutenabilité
sociale » du développement de l’automobile
chère aux promoteurs du développement durable
doit aussi être interrogée de ce point de vue.
Ainsi les deux thématiques convergent assez largement
et les préoccupations environnementales n’apparaissent
plus comme celles des seuls pays dits développés.
C’est l’ensemble de ces bouleversements que doit
appréhender notre 5ème programme. Pour le faire
vivre, nous reprenons aujourd’hui la publication de
La Lettre du GERPISA. Nous en avons repris la maquette mais
elle conserve le même rôle : elle doit être
un outil pour les membres du réseau pour s’informer,
prendre des nouvelles des collègues et surtout échanger
à propos et au-delà du programme. La Lettre
du GERPISA est ouverte et accueillera très volontiers
l’ensemble des communications qui lui seront soumises.
Nous la relançons en français. Elle redeviendra
bilingue dès janvier.